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Le patron des féminines veut faire mieux que la dernière fois

Le coach des féminines Kévin DECAUX optimiste, mais…

HAND - COUPE D’AFRIQUE

La capitale angolaise doit abriter, du 28 Novembre au 7 décembre 2016, la 22ème Coupe d’Afrique des Nations féminine à laquelle la Guinée doit prendre part. Le point sur les préparatifs, les difficultés et les ambitions de notre sélection nationale avec son patron Kévin DECAUX.

Après la publication de votre liste, pouvez-vous nous faire l’état des lieux concernant les préparatifs de cette CAN féminine ?

Nous sommes en pleine préparation avec les athlètes francoguinéennes. Actuellement, elles jouent avec leur club en championnat. Nous allons nous réunir le 18 Novembre prochain en France. Et je suis vigilant, espérant que les filles ne se blessent pas avec leurs clubs. C’est pour cela que j’ai dressé une liste de réservistes.

Loin de la Guinée comment faites-vous pour que celles qui sont à Conakry puissent être au même niveau que les franco guinéennes ?

Concernant les locaux, je travaille en parallèle avec le Directeur Technique National Kaba BAKARI et Rachidi CAMARA Directeur du Centre de Formation, pour mettre en place les consignes techniques et tactiques. Nous sommes en liaison permanente pour être en adéquation et avoir la même vision. C’est un vrai travail d’équipe que nous faisons. J’ai entièrement confiance en leur compétence technique car régulièrement le DTN vient faire des stages en France et cela nous permet de mettre les choses au clair. Pour mieux identifier notre collaboration, c’est la très bonne prestation des franco guinéenne lors du Challenge Trophée qui s’est joué au Stade du 28 Septembre.

Quelles seront vos ambitions pour cette CAN angolaise ?

Tout d’abord faire mieux que la précédente. Maintenant si on pouvait aller en demi finale, je serais ravi…

Avez-vous une idée de vos adversaires pour cette CAN ?

Oui, on a déjà joué deux équipes à la précédente CAN. Il s’agit de l’Algérie et la Tunisie. Il faut préciser que la Tunisie est tenante du titre mais c’est une équipe en reconstruction avec un groupe jeune et des absences de marque. Il faudra néanmoins se méfier de leurs jeunes qui vont tout donner. L’Algérie est une équipe où il y a plusieurs francoalgériennes d’un bon niveau. Ces filles sont à l’image de celles de notre pays et la dernière équipe c’est le Congo Brazzaville. Une équipe très forte physiquement et qui ne lâche rien avec un très bon jeu collectif.

Rencontrez-vous des difficultés dans les préparatifs ?

C’est toujours compliqué car on travaille dans l’urgence. C’est vrai que si l’état décaissait plus rapidement, on serait dans de meilleures conditions. Le président donne souvent de sa personne et de son argent personnel mais cela ne suffit pas. A un certain niveau on doit être plus accompagné. Car on a déjà loupé un stage de préparation et cela peut nous être préjudiciable dans la dernière ligne droite. Notre performance sera à l’image de notre préparation.

Je travaille depuis plus d’un an et demi avec ce groupe. Mais pour monter encore d’un échelon, on a besoin de soutien et pas que de « ont dit ». Aujourd’hui le handball tient une place forte dans le paysage sportif guinéen.

Récemment le Président PAYE a été promu au poste de président de la Zone 2 lors du 20eme Congrès de la CAHB. Quels sont vos sentiments ?

C’est le travail qui paye. Il mérite tout ça car le handball guinéen a pris une grande place dans le paysage africain. En Guinée c’est le deuxième sport après le football. Je pense qu’il va redynamiser toute l’Afrique de l’Ouest. Il a beaucoup de projets pour son nouveau poste. Et si je peux l’aider, ce sera avec un grand plaisir.

Un dernier message ?

Je tiens à remercier toute la presse guinéenne qui soutient la discipline et donne beaucoup d’infos. Encore un grand merci. Et je pense à tout le peuple guinéen qui doit être derrière nous pour la Coupe d’Afrique. Et vive le Syliiiii !