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Victor ZVUNKA : «Capables de battre n’importe qui chez nous»

TIRAGE C2 LE 26

Après avoir réussi, l’année passée, l’exploit de finir champion avec un total record de 50 points, Victor ZVUNKA signe à nouveau un brillant parcours avec le club n°1 du pays. Avec la qualification pour la phase de poules de la C2 dont le HAC rêvait. De retour de Tanger, le coach s’est confié.

Très décontracté, l’heureux entraineur a d’abord déclaré : « Je suis très satisfait, très content pour mes joueurs. Le contexte n’était pas facile, ça fait un an qu’on travaille ensemble, très durement. L’année dernière on a été éliminé, par manque d’efficacité. Cette année aussi, ça nous a un peu manqué face à Espérance de Tunis. Mais bon, ça nous a servi de référence par ce que nous avons désormais un vécu. Nous nous sommes motivés pour l’intégration en phase de poules. Tout ça va donner encore plus d’expérience à mon équipe. Les jeunes sont conscients, quand on fait une aventure on veut que ça dure ».

Dans le 4ème chapeau au tirage

Les phases de poules constituent un tournant décisif de cette compétition avec des clubs aux noms ronflants, comme TP Mazembe, Club Africain, CS Sfax et les Sud-Africains Platinum Stars et Super Sport entre autres. Le coach Victor n’est pas pressé de se prononcer avant le tirage prévu le 26 Avril : « J’attends le tirage mais compte tenu des clubs qualifiés, et comme nous savons que nous n’avons pas un coefficient CAF important, on fera à coup sûr partie du 4ème chapeau. C’est-à-dire qu’on risque de jouer contre trois grandes équipes, mais ça n’est pas grave. Nous apprenons et on n’a peur de personne. Ce sera un championnat à quatre et nous sommes capables de battre n’importe quel adversaire chez nous. Donc il faudra être conscient de cette situation-là, et avoir de l’ambition. J’attends de connaître les adversaires, le calendrier et puis on fera notre projet » a noté le patron technique du HAC.

                                   Faire progresser les joueurs dans tous les domaines

L’entraîneur français valide très positivement sa présence en terre de Guinée avec des performances remarquables. Vic confirme : « Je suis très content avec ces résultats, car en arrivant ici je ne connaissais pas le championnat, les joueurs anciens et nouveaux, etc. En France je connaissais tous les clubs du championnat, tous les joueurs importants. Donc, à Conakry, c’est un travail différent que j’entamais, avec des joueurs locaux n’ayant pas été intégrés à un centre de formation. Ca demandait beaucoup de professionnalisme, de travail sur le plan technique et sur le plan tactique, pour que les joueurs progressent. Naturellement, j’ai dû parfois prendre de petites sanctions sportives. On fait forcement évoluer les joueurs, sans être méchant, car cela les poussent au professionnalisme. Il y aussi la récupération avec les soins, les massages avec le kiné, le sommeil, etc. Nous faisons avancer le Horoya petit à petit. C’est à l’image de mon vécu en France où j’ai pu aider des joueurs comme Fabien BARTHEZ, Florent MALOUDA, Stéphane DALMAT à réaliser de grandes performances »

Le Horoya AC évoluant désormais sur trois tableaux, Victor ZVUNKA sait comment s’adapter : « On va d’abord bien se concentrer sur notre championnat. D’ailleurs on a un match en retard à jouer avant la fin de la phase aller. Donc dès aujourd’hui, on s’entraîne pour le match de vendredi pour bien l’aborder, essayer de rester sur cet élan, cette soif de vaincre pour bien repartir et faire une bonne entame de la phase retour. Je serai en mesure de gérer mon effectif mais sur le fond je ne changerai rien. Sur la forme, nous allons faire tourner un peu, car certains joueurs sont fatigués, d’autres ont des cartons… 

Si vous êtes au Horoya vous avez des exigences et naturellement l’ambition de glaner un maximum de trophées. L’année dernière on a fait le doublé en battant le record de points, cette fois-ci on va essayer de faire la même chose, avec comme priorité de gagner le titre. C’est une obligation si nous voulons jouer la Ligue des champions 2018. En résumé, remporter le titre, la coupe nationale, et effectuer un bon parcours en Coupe de la CAF »

Comment ses proches restés en France vivent-ils, à distance, le parcours du coach. Victor : « Tout le monde est content, bien sûr, car ils me suivent de près. Chacun a vu ce dont je suis capable en termes de résultat. Donc toute la famille est contente de mon parcours en Guinée… »